Programme d’éducation BRAC

Profil de pays: Bangladesh

Population

156 595 340 (2013)

Pauvreté (Population vivant avec moins de 1 dollar par jour)

36 % (1990 – 2004)

Langue officielle

bengali (bengla)

Dépenses publiques totales d’éducation en % du PIB

2,23

Taux d’alphabétisme des jeunes (15 – 24 ans, 2015, estimation ISU)

Femmes : 85,83 %
Hommes : 80,61 %
Deux sexes : 83,18 %

Taux d’alphabétisme des adultes (15+ ans, 2015, estimation ISU)

Femmes : 58,49 %
Hommes : 64,57 %
Deux sexes : 61,55 %

Sources statistiques

Présentation générale du programme

Titre du programmeProgramme d’éducation BRAC (BEP)
Organisation chargée de la mise en œuvreComité pour le développement rural du Bangladesh (BRAC, « Bangladesh Rural Advancement Committee »)
Langues d’enseignementbengali (bengla)
Partenaires de financementDFID, ACDI, Ambassades royales des Pays-Bas et de Norvège, Oxfam, Oxfam NOVIB, UNICEF et AusAid
Date de création2003

Présentation

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Le Comité pour le développement rural du Bangladesh (Bangladesh Rural Advancement Committee [BRAC]) est une organisation non gouvernementale pour le développement fondée au début de 1972. Elle s’est tout d’abord occupée d’aider les réfugiés à retourner d’Inde vers leur pays qui venait d’accéder à l’indépendance, puis, à partir de 1973, le BRAC a étendu ses activités à des projets dont l’objectif était de réduire la pauvreté de manière durable. L’approche holistique adoptée par le BRAC dans la lutte contre la pauvreté et l'autonomisation des couches défavorisées comprend un ensemble de programmes de base dans les domaines du développement économique et social, de la santé, de l’éducation, des droits de l’homme et des services juridiques. Aujourd’hui, le BRAC emploie plus de 100 000 personnes, dont une majorité de femmes. Plus de 110 000 000 de personnes en Afghanistan, au Pakistan, en Ouganda, en Tanzanie et au Sud-Soudan bénéficient de ses interventions en faveur du développement.

Contexte et arrière-plan

Le Bangladesh a fait des progrès remarquables en matière d’éducation pour tous (EPT), notamment dans le domaine de l’égalité des sexes aux niveaux primaire et secondaire, où ses succès ont été particulièrement remarqués. Des progrès notables ont aussi été accomplis dans le domaine des taux d’inscription. Malgré cela, on estime qu’environ 1 300 000 enfants en âge de fréquenter les écoles primaires ne peuvent toujours pas y accéder. Le taux d’abandon est également élevé, en partie parce que le niveau de pauvreté prévient tout accès à l’éducation formelle, dont le coût est élevé. De plus, des facteurs critiques tels que le manque d’assiduité des élèves, la pénurie d’enseignants qualifiés et le rapport maîtres-élèves de 51 à 1 contribuent à saper la qualité de l’enseignement ainsi que les résultats globaux des apprenants. Il est impératif, par conséquent, de défendre une réforme de l’éducation et de mettre en œuvre des projets complémentaires au système d’éducation formel. Le BRAC a initié le programme d’éducation du BRAC (BEP, « BRAC Education Programme ») en 1985 pour s’efforcer de faire face à certains de ces défis.

Programme

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Le BEP a vu le jour sous le nom d’Éducation primaire non formelle BRAC (NFPE, « Non-Formal Primary Education ») en 1985, puis il a été rebaptisé Programme d’éducation BRAC (BEP, « BRAC Education Programme ») en 2003. Les activités du BEP s’inscrivent dans le cadre d’un plan quinquennal et concernent les cinq domaines principaux suivants :

Les locaux scolaires sont loués aux communautés, ce qui permet en outre d’offrir un environnement sûr dans lequel l’enfant peut jouer ou participer à des activités associées au programme d’étude. L’eau potable et des toilettes adéquates sont également fournies par les communautés.

Selon le rapport d’audit 2007, le coût annuel (janvier à décembre) du programme est de 3 322 331 606 BDT (ou 47 461 880 USD au taux de change actuel). Le coût moyen annuel par apprenant est de 23 USD.

Objectifs

L’objectif principal du BRAC est de soutenir les efforts déployés par le gouvernement bangladeshi dans le but de réaliser, dès 2015, les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et ceux d’Éducation pour tous (EPT) . Les objectifs spécifiques du BEP sont :

Mise en œuvre : approches et méthodologies

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Le programme s’adresse principalement aux groupes suivants :

Le groupe cible principal est constitué des femmes et des jeunes filles, particulièrement celles des zones rurales ; elles représentent en effet la couche de population la plus défavorisée. Le BEP a récemment étendu ses activités aux enfants des groupes ethniques minoritaires et aux enfants handicapés.

Le public, qui connaît le BRAC et les efforts qu’il déploie, s’inscrit volontiers au programme dont les écoles proposent un environnement adapté aux besoins de l’enfant dans lequel les apprenants sont pris en charge individuellement. De plus, une fois leur participation au programme terminée, les participants qui s’inscrivent dans un établissement d’éducation formelle ordinaire reçoivent une aide des animateurs du BRAC sous forme d’activité de soutien qui leur permet de surmonter les difficultés liées à la transition.

Le taux d’inscription des adolescents dans les centres qui leur sont destinés est également élevé car ils comprennent qu’une connaissance approfondie des questions traitées par le Réseau des adolescents organisés (APON, « Adolescent Peer Organized ») leur est bénéfique. Les centres sont ouverts une fois par semaine, pour une durée de deux heures après les cours. Préalablement à l’ouverture des Centres communautaires polyvalents d’apprentissage (« gonokendros »), le personnel du BRAC organise des réunions avec les membres de la communauté, y compris les parents. La procédure d’inscription est simple, en particulier pour les apprenants du secondaire, dans la mesure où les Centres sont situés dans les locaux scolaires. Le taux de poursuite des études est également très élevé car les membres de la communauté assurent la gestion des Centres après un certain temps.

Profil et formation des facilitateurs

Les profils des facilitateurs varient en fonction des programmes :

Écoles BRAC (maternelles et primaires)

La majorité des enseignants du BRAC sont des femmes appartenant à la communauté et ayant été scolarisées pendant 10 à 12 ans. Les enseignants reçoivent une formation initiale de 12 jours qui leur permet d’acquérir les principes de base de la pédagogie et de l’acquisition des connaissances et d’approfondir leurs compétences d’enseignants. Ils suivent ensuite chaque mois des cours de remise à niveau par matière.

Centres d’adolescents : les adolescents bénéficient d’une formation de formateur (TOT, 'Training of Trainers') qui leur permet d’assurer eux-mêmes les formations de l’APON. Chaque responsable adolescent, ou kishori netri, bénéficie d’une préparation à son rôle d’une durée de 6 jours. Les principaux avantages que l’on retire de ce mode de recrutement sont les suivants :

Centres communautaires polyvalents d’apprentissage : là encore, les Centres sont surtout gérés par des femmes locales choisies par les organisateurs locaux (PO). On leur demande d’avoir été scolarisées pendant au moins dix ans, sauf en ce qui concerne les zones rurales, où l’on est moins exigeant sur les qualifications. Les responsables des Centres reçoivent une formation de base de deux semaines en gestion de bibliothèque et ils participent de plus à des réunions mensuelles avec les directeurs du programme, ce qui leur permet d’évoquer les difficultés opérationnelles auxquelles ils sont susceptibles de faire face.

Le BRAC emploie un facilitateur par école ou par centre, sauf dans les écoles multilingues qui en disposent de deux. Le nombre d’élèves moyen varie de 25 à 33 par facilitateur (25 à 30 dans les écoles multilingues).

Il n’y a pas de salaire standard pour les facilitateurs du BRAC. Leurs salaires varient suivant le domaine dans lequel ils travaillent : les professeurs des écoles reçoivent un salaire mensuel d’un montant de 1 250 à 1 650 BDT (18 à 24 USD) selon que leur école est située en ville ou à la campagne et en fonction de la classe dont ils s’occupent. Les facilitateurs des centres ADP sont des volontaires qui ne perçoivent aucun salaire, tandis que les bibliothécaires des Centres communautaires polyvalents d’apprentissage (« gonokendros ») sont payés 800 BDT (12 USD) par mois.

Approche et méthodologie pédagogiques

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Les cours ont lieu en bengali, bien que la langue locale soit d’abord utilisée dans les petites classes des écoles ethniques pour être ensuite progressivement remplacée par la langue nationale par le biais d’une méthode de transition.

L’ensemble des méthodes et des approches pédagogiques utilisées par les facilitateurs du BEP placent l’apprenant au centre du processus d’apprentissage : elles sont interactives, elles tiennent compte des différences entre les sexes et des désavantages liés à la pauvreté et elles sont facilement assimilables tant par l’enfant que par le maître. Elles varient naturellement en fonction de la matière enseignée et du niveau de connaissance des apprenants. Toutes les méthodes utilisées par le BEP appliquent les principes suivants :

Les techniques mentionnées ci-dessus peuvent être adaptées pour tenir compte des connaissances déjà acquises par les apprenants ; elles peuvent en outre être classées par niveau de difficulté ou passer du connu à l’inconnu, du général au particulier et inversement.

Thèmes abordés par le programme

Les thèmes spécifiques développés par le programme sont :

Le programme ADP, articulé autour de différents thèmes tout en ciblant les compétences nécessaires dans la vie courante, inclut les points suivants :

Programme d’études et documents pédagogiques

Bien que d’autres composantes du programme aient leur propres lignes directrices et programmes d’études, les écoles primaires du BRAC suivent le programme scolaire national. Le BEP conçoit des documents pédagogiques et un matériel didactique adaptés aux besoins spécifiques des élèves des écoles du BRAC, ainsi qu’à l’ADP et aux programmes d’éducation permanente. Les élèves sont souvent les premiers dans leur famille à recevoir une éducation et personne chez eux n’est en mesure de les aider dans leurs études ; c’est pourquoi les documents et le matériel doivent répondre à un certain nombre de critères : ils sont nationaux, ils développent des compétences particulières, ils sont faciles à utiliser par les maîtres et par les élèves, ils sont pertinents pour les apprenants, ils prennent en compte les différences sexospécifiques et intègrent toute religion, appartenance ethnique ou handicap.

Participation des communautés et des familles

Les communautés jouent un rôle crucial dans la planification de toutes les interventions du BRAC et dans leur mise en œuvre. Les membres de la communauté sont consultés en amont du projet de sorte que leurs besoins peuvent être pris en compte. Ils participent activement aux opérations scolaires et préscolaires du BRAC et de l’ADP, de même qu’aux actions d’éducation post-primaires de base ou permanentes.

Chaque école est gérée par un Comité de gestion d’établissement (SMC, « School Management Committee ») de sept membres et un Forum des parents, qui veillent à son entretien et à l’assiduité des élèves. Le SMC supervise la présence des enseignants, les emplois du temps et l’organisation des soirées de parents d’élèves, ainsi que la transition vers le secteur secondaire une fois que les élèves ont achevé leurs études primaires.

Les parents sont invités par les organisateurs du programme BRAC à une réunion mensuelle dans les locaux de l'école afin de parler du rôle qu’ils peuvent jouer dans l’éducation de leurs enfants. Ils ont la responsabilité du progrès de ces derniers, de leur assiduité, de leur propreté et de leur hygiène. Cette participation permet aux parents de mieux se connaître et de mieux travailler ensemble ainsi qu’avec d’autres membres de la communauté.

Avant même que leurs enfants ne soient inscrits, les mères sont informées des objectifs et des avantages dont les adolescents bénéficieront en participant au programme ADP. La communication entre parents et enfants s’en trouve améliorée et cela permet en outre de mettre en lumière les principales difficultés auxquelles les jeunes se trouvent confrontés.

Après avoir été soutenus à leurs débuts par le BRAC, les Centres communautaires polyvalents d’apprentissage (« gonokendros ») sont entièrement gérés par les membres de la communauté eux-mêmes, qui jouent aussi un rôle actif dans les comités des centres pour adolescents. De plus, en gérant les bibliothèques et les centres d’apprentissage et en contribuant à créer un environnement propice à l’utilisation de ces lieux, la communauté joue un rôle prépondérant dans la mise en œuvre de ces domaines du programme.

Suivi et évaluation

Le suivi du programme est le facteur déterminant de sa qualité. Chaque superviseur est responsable de 20 à 25 écoles primaires et de 10 à 15 écoles pré-primaires choisies au hasard. Les évaluations dont elles font l’objet ciblent les aspects tant qualitatifs que quantitatifs du programme et afin de veiller à la qualité des résultats obtenus, les inspecteurs reçoivent un ensemble de lignes directrices standardisées. Ils observent l’enseignement dans toutes les classes et dans toutes les matières au cours d’une même journée afin d’évaluer l’interaction entre élèves et maîtres dans la salle de classe ainsi que la qualité de la pédagogie. Les conclusions de cette observation sont ensuite communiquées aux enseignants qui, à leur tour, font part des problèmes relevés à leurs élèves afin de discuter des mesures correctives à adopter.

La gestion du BEP repose sur un ensemble complexe dont chaque composante dispose de ses propres structures de contrôle et de suivi. Cette forme d’organisation contribue à assurer l’information de toutes les parties concernées ; elle leur permet également de prendre les initiatives nécessaires à l’amélioration du programme. La plupart des composantes sont contrôlées de manière identique, dans les formes et aux niveaux suivants :

1. Antenne locale (« upazilla », niveau local) : l’antenne locale est essentielle pour toutes les composantes. Des organisateurs du programme dans chaque domaine d’intervention agissent au niveau local en tant que contrôleurs des composantes qui les concernent. Les responsables de l’inspection des écoles pré-primaires et primaires sont à leur tour contrôlés par un responsable d’antenne (BM, « branch manager ») à l’exception des organisateurs PACE et ADP, qui sont placés sous le contrôle des bureaux de zone.

2. Bureau de zone/régional : chaque bureau de zone dispose d’un responsable régional de l’enseignement (AEM, 'Area Education Manager') dans les écoles pré-primaires et primaires et pour l’ADP. PACE a un responsable de district (DM, 'District Manager') qui supervise l’administration du programme dans sa zone. Les autres responsables régionaux (RM, 'Regional Manager') sont les superviseurs de terrain les plus élevés dans la hiérarchie. Toutes les composantes sont sous leur contrôle. Leurs fonctions incluent : * la coordination de l’ensemble des activités des AEM ; * la conception des plans scolaires opérationnels ; * la supervision du développement professionnel du personnel ; * le suivi des affaires scolaires et financières.

Le personnel de supervision (BM, AEM et RM) est responsable de la communication avec les diverses parties prenantes, (y compris les organisations gouvernementales ou non-gouvernementales) afin de les tenir informées et de les associer à la mise en œuvre du programme.

3. Bureau central : Il existe une unité spéciale pour l’ensemble des composantes du BEP située au siège ; elle est soumise à un contrôle de gestion. Les directeurs ont l’entière responsabilité de toutes sortes d’initiatives et d’activités au sein de leur composante et sont à leur tour placés sous la responsabilité du gestionnaire du programme (PM), du coordinateur du programme (PC) et du directeur du BEP.

Trois évaluations externes du BEP ont eu lieu à ce jour :

Un autre mécanisme de contrôle est assuré par les donateurs du BEP qui ne se contentent pas de soutenir ce dernier financièrement : ils contribuent à l’amélioration de la qualité de son action et à sa crédibilité en initiant des missions de contrôles, des processus de suivi annuels et des missions d’évaluation à mi-parcours ou en fin de programme. L’évaluation est ainsi menée par des experts nationaux ou expatriés.

Impact et succès

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Les activités d’enseignement du BRAC ont débuté en 1985 dans 22 écoles ne comptant qu’une seule salle de classe dans trois upazillas : elles concernaient moins de 700 enfants et n’étaient administrées que par 5 membres du personnel. De nos jours, le BEP a une dimension nationale : il couvre 470 upazillas sur les 482 que comptent les 64 districts du Bangladesh. De plus, le modèle des écoles du BRAC a été reproduit non seulement dans le pays, mais également à l’étranger. Au Bangladesh, 714 petites ONG partenaires appliquent le modèle BRAC d’écoles non formelles dans le but d’établir une forme basique d’enseignement primaire dans les régions éloignées. Le modèle a également inspiré des actions semblables à travers le monde : Afghanistan, Tanzanie, Ouganda, Soudan et Pakistan. Les chiffres suivants donnent une idée plus précise de l’impact du BEP :

On attend des élèves qu’ils passent avec succès l’examen national « Grade V » ; or, le taux de succès supérieur à 96 % montre que les élèves issus des écoles BRAC obtiennent les mêmes résultats que ceux de l’enseignement primaire ordinaire. Il est ainsi démontré que les écoles BRAC fournissent le même enseignement que les écoles gouvernementales alors qu’elles accueillent (et conservent) un pourcentage plus élevé d’enfants difficiles à scolariser, comme les filles, par exemple, qui représentent 65 % du nombre d’élèves.

Défis et plans d’avenir

Le défi auquel doit faire face le BRAC concerne l’accès des enfants au BEP. Dans la mesure où la plupart d’entre eux aident leurs parents à la maison ou dans les champs, il leur est difficile de fréquenter l’école à des horaires réguliers et les écoles BRAC ont donc été obligées d’introduire un emploi du temps flexible.

Il a été aussi difficile de veiller à la permanence des activités pédagogiques, y compris la transition souple vers le niveau supérieur, ainsi que de créer des liens viables vers un emploi ultérieur. Le personnel du BRAC analyse les problèmes qu’il doit résoudre par des opérations de suivi et des enquêtes. Il est également en relation avec toutes les parties prenantes au BEP dans le but d’arriver à des solutions pertinentes. Décisions et/ou recommandations sont habituellement le fruit d’ateliers de travail, de réunions, de séminaires ou de discussions en groupe.

Au cours de sa prochaine phase de développement (de 2009 à 2014), le BRAC a l’intention d’étendre l’impact du BEP en inaugurant environ 33 000 écoles primaires et 30 000 écoles pré-primaires non formelles, de même que 7 000 centres pour adolescents et 700 nouveaux Centres communautaires polyvalents d’apprentissage.

Pérennité

Le financement du programme est assuré par des donateurs internationaux, parmi lesquels le Ministère du développement international britannique (DFID), l’Agence canadienne de développement international (ACDI), les ambassades royales des Pays-Bas et de la Norvège, Oxfam NOVIB, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et le Programme d’aide internationale du gouvernement australien (AusAid). Le BRAC participe également au financement du BEP. Les donateurs soutenant le programme ayant déjà promis une partie des fonds, son avenir semble garanti pendant quelques années.

La pérennité du programme est également assurée par les gonokendros, financièrement autonomes et principalement issus de la coopération et de l’engagement communautaires. Il ne faut pas oublier non plus que les communautés se sont beaucoup investies dans le BEP.

Leçons apprises

Tout programme a besoin de la participation active de sa communauté pour réussir de manière durable. Le BEP a montré que les programmes relatifs aux modes de subsistance viable sont capables de contribuer à la transformation des vies des jeunes filles et à celle des attitudes de leurs communautés à leur égard.

La structure de l’organisation du BRAC, y compris son mécanisme de suivi proactif, a montré son efficacité dans la mise en œuvre d’un programme aussi complexe. Un suivi et des processus d’évaluation efficaces sont cruciaux pour que le programme puisse continuer à s’améliorer.

Contact

Safiqul Islam
Director
BRAC Education Programme
BRAC Centre
75 Mohakhali Dhaka 1212
Bangladesh
E-mail : safiqul.i (at) brac.net
Site Internet: http://www.braceducation.org

Dernière mise à jour: 14 décembre 2009